Montéclair, Couperin, Clérambault, Scarlatti, Händel

Paris – Rome : Amour – Haine

Paris – Rome : Amour – Haine

Ambroisine Bré mezzo-soprano
Les Talens Lyriques
Christophe Rousset clavecin et direction

Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
Le Dépit généreux, cantate (ca 1709)

François Couperin (1668-1733)
Sonade extraite de « La Françoise », quatrième ordre des Nations (1726)

Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
Léandre et Héro, cantate (1713)

Alessandro Scarlatti (1660-1725)
Appena chiudo gl’occhi, cantate (1704)

Georg Friedrich Händel (1685-1759)
Sonate en trio op. 2 n° 1, en si mineur, HWV 386b (1733)

Alessandro Scarlatti (1660-1725)
Quella pace gradita, cantate (1704)

Genre envoutant alliant en une forme concise la dramaturgie de l’opéra et l’esthétique à la fois intimiste et avant-gardiste de la musique de chambre, la cantate connaît son âge d’or durant la première moitié du XVIIIe siècle. Ce programme, composé en miroir, invite à mettre en regard ses évolutions stylistiques en France et en Italie ; où les plus grands maîtres du genre s’attachent à mettre en musique les joies et les peines universelles de l’amour.

D’un côté, les salons parisiens, où résonnent deux cantates pour soprano, un ou deux dessus, et basse continue : Le Dépit généreux de Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737), qui dépeint la tristesse d’une femme abandonnée par son amant infidèle, et Léandre et Héro de Louis Nicolas Clerambault (1676-1749), véritable tragédie lyrique réduite, avec sa tempête, ses interventions divines, et finalement la réunion heureuse des deux personnages éponymes.

De l’autre, l’univers de l’Académie d’Arcadie, et son idéal esthétique de simplicité, de naturel, dépouillé de toute emphase : Alessandro Scarlatti (1660-1725) en est l’un des plus talentueux représentants, composant plusieurs centaines de cantates, parmi lesquelles Appena chiudo gl’occhi et Quella pace gradita, qui affrontent l’une et l’autre les douleurs de l’absence avec une rare intensité expressive.

Des sonates en trio de Couperin et Handel – qui côtoie Scarlatti et d’autres académiciens lors de son séjour romain au début du XVIIIe siècle – ponctuent ces oeuvres vocales et complètent avec bonheur ce voyage en diptyque de Paris à Rome.

 

« Genre envoûtant alliant en une forme concise la dramaturgie de l’opéra et l’esthétique à la fois intimiste et avant-gardiste de la musique de chambre, la cantate connaît son âge d’or durant la première moitié du XVIIIe siècle. Ce programme, composé en miroir, invite à mettre en regard ses évolutions stylistiques en France et en Italie ; où les plus grands maîtres du genre s’attachent à mettre en musique les joies et les peines universelles de l’amour. » 

– Christophe Rousset