Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Pancrace Royer (ca 1705-1755)

Pygmalion & Almasis

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
Pygmalion (1748)

Acte de ballet sur un livret de Sylvain Ballot de Sauvot, d’après Antoine Houdar de la Motte créé le 27 août 1748 à l’Académie royale de musique, à Paris

Pancrace Royer (ca 1705-1755)
Almasis (1748)

Acte de ballet sur un livret de François-Augustin Paradis de Moncrif créé le 26 février 1748 au théâtre de Madame de Pompadour, à Versailles

Mathias Vidal ténor haute-contre
Déborah Cachet soprano
Natalie Perrez mezzo-soprano
Ambroisine Bré mezzo-soprano
David Witczak baryton

Choeur de Chambre de Namur
Les Talens Lyriques
Christophe Rousset direction 

Pygmalion tient une place toute particulière dans l’histoire de la musique : c’est en effet le premier acte de ballet qui s’invite à l’Opéra le 27 août 1748, ouvrant ainsi la voie à l’émancipation d’un nouveau genre spécifiquement français. Un tel spectacle avait la faveur du public du milieu du XVIIIe siècle : le genre plaisait et les pièces à succès combinées les unes aux autres pouvaient former un nouveau programme de type composite. La forme est courte, mêlant chant et danse autour d’une trame narrative très épurée.
L’intrigue ressuscite le mythe de Pygmalion, alors très peu mis en musique. Le sculpteur tombe amoureux  de sa statue, qui s’anime en dansant.
Le baron Grimm ne tarit pas d’éloges : « Quelle régularité dans le dessein, quelle harmonie dans la symphonie, quelle simplicité, quel savoir dans la basse continue, quelle noblesse dans sa marche, quelle expression dans le chant, comme il est touchant et vrai ! » (Lettre sur Omphale).

« Rejouer Alcina, c’est comme être à la maison, avec des chanteuses et des chanteurs que je connais et que je chéris. C’est la joie de retrouver un répertoire que l’on fréquente beaucoup. Alcina est probablement l’opéra le plus équilibré de Händel, il traite de l’amour et de l’abandon d’une façon particulièrement poignante et cela humanise le personnage principal de la magicienne Alcina. Nous sommes dans des conflits totalement humains et c’est cela qui donne sa puissance émotionnelle à l’opéra.«  

– Christophe Rousset