Les Indes galantes ou l’Ailleurs de l’Amour
- 20:00
- Opéra de Dijon | Dijon
- France
Opéra-ballet en un prologue et quatre entrées représenté pour la première fois le 23 août 1735 (sans la quatrième entrée) puis le 10 mars 1736 (en intégralité) à l’Académie royale de musique, sur un livret de Louis Fuzelier. Présentée ici dans sa version en « ballet réduit à quatre grands concerts » éditée en 1736.
OPÉRA MIS EN ESPACE
RAPHAËLLE BLIN, dramaturgie
ANKA POSTIC, chorégraphie et danse
MÉLISSA PETIT, soprano
AMBROISINE BRÉ, mezzo-soprano
PETR NEKORANEC, ténor haute-contre
LYSANDRE CHÂLON, baryton
CHOEUR DE CHAMBRE DE NAMUR
THIBAUT LENAERTS, chef de choeur
LES TALENS LYRIQUES
CHRISTOPHE ROUSSET, direction
En proposant en 1736 une version « réduite à quatre grands concerts » des Indes galantes, Rameau en livre à la postérité – il s’agit de la seule édition de ce ballet si célèbre – un florilège des passages les plus inventifs, une sorte de quintessence des pages vocales et instrumentales les plus sublimes. Ce n’est cependant pas une simple compilation : loin du patchwork, une réelle logique et une continuité musicale et thématique sous-tend ces quatre grands concerts. Y manquait seulement la fameuse entrée Les Sauvages, publiée sous sa forme originale : avec la dramaturge Raphaëlle Blin, nous avons décidé d’en donner notre version en concert augmenté, en s’inspirant de ce que Rameau avait retranché et réarrangé dans les autres.
Le tout s’inscrit dans cet univers exotique très fantaisiste, dont l’excentricité ne doit pas nous faire oublier que, tout comme dans les Lettres persanes de Montesquieu, il est un miroir que se tend la société du temps des Lumières. En associant à ce projet le danseur Anka Postic, nous convoquons la modernité de la danse contemporaine et l’expression des artistes d’aujourd’hui : un autre miroir qui révèlera toute notre proximité avec l’art de Rameau, un art de mouvement et d’émotions vives.
Christophe Rousset