Jean-Baptiste Lully

Isis

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

Tragédie en musique en un prologue et cinq actes sur un livret de Philippe Quinault
Créée le 5 janvier 1677 à Saint-Germain en Laye

 

Prologue :

Thalie : Ève-Maud Hubeaux
La Renommée/Malpomène : Bénédicte Tauran
Calliope : Ambroisine Bré
Apollon : Cyril Auvity (Beaune/Vienne) / Robert Getchell (Paris/Versailles)
Neptune : Philippe Estèphe

 

Tragédie :

Isis/Io : Ève-Maud Hubeaux
Mycène/Junon : Bénédicte Tauran
Iris/Syrinx/Hébé : Ambroisine Bré
Pirante/La Furie : Cyril Auvity (Beaune/Vienne) / Robert Getchell (Paris/Versailles)
Mercure : Fabien Hyon
Jupiter/Pan : Edwin Crossley-Mercer
Argus : Philippe Estèphe
Hierax : Aimery Lefèvre

 

Chœur de chambre de Namur
Les Talens Lyriques
Direction musicale : Christophe Rousset

 

Enregistrement discographique à paraître

Ce projet reçoit le généreux soutien d’Aline Foriel-Destezet

La création d’Isis en 1677 devant la cour déclenche de vives réactions. L’intrigue met à nouveau en scène un Jupiter volage qui, courtisant la nymphe Io, s’attire l’animosité de sa propre épouse Junon. Le livret entraîne les personnages dans une série de péripéties insolites et fantastiques, qui verront le dieu Pan se fabriquer sa célèbre flûte, Mercure transformer Hiérax, le promis de Io, en oiseau, et Io descendre dans les Enfers.

Le public croit y reconnaître immédiatement une caricature de l’attitude jalouse de Madame de Montespan envers Madame de Ludres, dernière favorite du roi. Les représentations sont suspendues et Quinault est exilé pendant deux ans.

L’histoire retiendra essentiellement ce fait divers, n’octroyant pas à l’œuvre le succès qu’elle aurait mérité. Car Lully ose ici un raffinement suprême : il cisèle à l’extrême la structure musicale des pièces, use de motifs communs, invente des procédés descriptifs – comme les « trembleurs », ces tremblant de froid utilisés plus tard par Purcell, Vivaldi ou Salieri –, démontrant une verve musicale encore jamais utilisée dans la suggestion des sentiments ou des caractères.

© Les Talens Lyriques