Monteverdi-Cavalli: aux sources de l’opéra moderne
- 20:00
- Chapelle Corneille | Opéra de Rouen Normandie | Rouen
- France
CLAUDIO MONTEVERDI (1567-1643)
L’incoronazione di Poppea (1642)
Ouverture (versions de Naples et de Venise)
« Signor, deh non partire »
« Speranza tu mi vai »
« Come dolci signor »
« Sento un certo »
« Signor, signor oggi rinasco »
Settimo Libro de Madrigali (1619)
« Chiome d’oro »
GIOVANNI BATTISTA FONTANA (ca 1571 – ca 1630)
Sonata settima
FRANCESCO CAVALLI (1602-1676)
La Calisto (1651)
Ouverture
« Interpreta mal buona / L’uomo e una dolce »
« Ninfa bella, che mormora »
« Pazzi quei, ch’in Amore credono? »
« D’aver un consorte »
DARIO CASTELLO (1602-1631)
Secondo Libro di sonate concertate in stil moderno (1629)
Sonata quarta
FRANCESCA ASPROMONTE, soprano
FEDERICO FIORIO, contre-ténor
GILONE GAUBERT & BENJAMIN CHÉNIER, violons
EMMANUEL JACQUES, violoncelle
YULI BAYEUL, luth
LES TALENS LYRIQUES
CHRISTOPHE ROUSSET, clavecin, orgue et direction
PROGRAMME RÉALISÉ AVEC LE SOUTIEN DE L’INSTITUT DU CERVEAU
Né à Florence au début du xvııe siècle, l’opéra séduit rapidement le public vénitien dans les années 1620-1630. Il sort alors du cadre des fêtes de cour et devient accessible au grand public, qui paie désormais son billet ; la Cité de Doges est bien celle dans laquelle l’opéra prend véritablement son essor et gagne toute sa modernité. Monteverdi et Cavalli en sont les artisans : sous leur plume, le genre s’appuie sur des livret audacieux et novateurs, qui mettent en scène l’âme humaine sous ses aspects les plus complexes (et parfois les moins flatteurs !) ; les moments les plus dramatiques alternent avec les scènes plus comiques. Ce programme met à l’honneur ces deux compositeurs, enrichi par des pièces instrumentales de Fontana et Castello.
J’ai réuni sur ce programme deux chanteurs italiens désormais rompus à ce style si particulier du recitar cantando. Généreux et très charismatiques, ils sauront l’une et l’autre passer des ambiances passionnelles à celles délibérément comiques. Leurs tessitures comparables se mêlent pour créer la confusion des genres: un topos du baroque italien.
Christophe Rousset