Les Danaïdes

Antonio Salieri (1750-1825)

Tragédie lyrique en cinq actes créée à l’Académie royale de musique de Paris le 26 avril 1784. Livret de Tschoudi et Roullet.

Distribution

Hypermnestre | Judith Van Wanroij
Danaüs | Tassis Christoyannis
Lyncée | Philippe Talbot
Plancippe | Katia Velletaz
Pélagus, officiers | Thomas Dolié

 

Les Talens Lyriques
Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles
Direction des choeurs | Olivier Schneebeli
Direction musicale | Christophe Rousset

Présentation

C’est à son maître Gluck que Salieri doit l’entrée sous les lustres de l’Académie royale en 1784, car c’est à l’auteur de l’Iphigénie en Tauride qu’était destiné initialement le livret des Danaïdes. Salieri affirma d’ailleurs qu’il aurait « écrit la musique des Danaïdes […] sous la direction de Gluck, conduit par ses lumières et éclairé par son génie. » Salieri gagna de ce fait l’estime des gluckistes parisiens et sa renommée s’étendit à toute l’Europe.

 

Construit à partir de la tragédie grecque des Danaïdes, l’œuvre est centrée sur la figure d’Hypermnestre, aînée des Danaïdes, appartenant à la lignée des femmes illustres de l’Antiquité grecque dont parle Boccace notamment. Elle refusa de tuer son époux Lyncée comme l’exigeait son père Danaos, à la différence de ses quarante-neuf sœurs promises aux fils d’Égyptos, frère de Danaos. Elle choisit donc l’époux au détriment du père. L’œuvre compte des grandes scènes chorales dans la plus sévère tradition gluckiste et met donc particulièrement en lumière le personnage d’Hypermnestre, notamment dans l’air final de l’acte II et la séquence dramatique entre les époux au quatrième acte, nous précipitant dans l’horrible catastrophe du dernier acte. Le réalisme de la scène finale, « Tableau d’horreurs dégoûtantes et incroyables, amas d’atrocités froides », constitue une véritable hécatombe au parfum de scandale qui conféra à l’œuvre une réception mitigée. Si l’ensemble s’insère dans un cadre classique, il adopte néanmoins le ton général des opéras de Cherubini ou Spontini : la sévérité néoclassique côtoie un monde souterrain d’émotions romantiques. Opéra d’avant-garde en leur temps, Les Danaïdes restent un sommet de l’art lyrique du XVIIIe siècle, ouvrant la voie au Romantisme.

 

 

Disque Palazzetto Bru Zane à paraître en 2014
En résidence au Conservatoire Municipal du 17e arrondissement de Paris

Coproduction Centre de musique baroque de Versailles/Palazzetto Bru Zane | Centre de musique romantique française.
Coréalisation CMBV/CVS pour le concert du 27 novembre.
En partenariat avec l’Arsenal de Metz/ Theater an der Wien/ Les Talens Lyriques/ Cercle des Mécènes

Diaporama

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