Oeuvre en deux parties BWV 244 (1727)
Texte de Christian Picander, d’après L’Evangile selon Saint Matthieu.
Distribution
Distribution sujette à modifications selon les dates.
Ténor (Évangéliste), Markus Schäfer
Basse (Le Christ), Wilhelm Schwinghammer
Soprano, Yeree Suh
Alto, Marianne Beate Kielland
Ténor, Simon Bode
Basse, Markus Flaig
Les Talens Lyriques
Chœur Arsys Bourgogne
Direction, Pierre Cao
Présentation
Par sa puissance sonore et la force de sa rhétorique musicale, la Passion selon Saint-Matthieu est bien une œuvre monumentale dont le mythe fut entretenu depuis le XIXe siècle, à travers le regard du romantisme musical, jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle. Pourtant, en raison de questions d'ordre religieux, la réception de l'œuvre à sa création en l'église Saint-Thomas de Leipzig en 1729 est loin de faire l'unanimité. Mais à chaque reprise dans l'histoire de la musique, la partition est redécouverte : en 1829, Mendelssohn la représente en y effectuant divers arrangements et l'inscrivant ainsi au goût du romantisme. Le mythe Bach est né. En 1985, Philippe Herreweghe fait scandale à la salle Pleyel : on parle de massacre. Il est vrai que la légèreté que s'autorisèrent le chef et son Orchestre des Champs-Elysées fit contraste avec le pathos romantique perpétué par des Furtwängler et Klemperer. Aujourd'hui, c'est au tour de Christophe Rousset et Les Talens Lyriques de redonner à l'œuvre sa force grâce à la vitalité d’une écriture musicale intemporelle prête à être vivifiée à chaque relecture. Mathieu Picard
Diaporama

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